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Carrières

Une championne du monde chez Malakoff Médéric

Cécile Hernandez-Cervellon est salariée Malakoff Médéric. Mais une salariée pas comme les autres. Médaillée paralympique de snowboard, elle vient de décrocher le titre de championne du monde de banked slalom lors la coupe du monde à La Molina.

Cécile Hernandez

 

Quand Cécile raconte sa vie d’avant, aucune nostalgie ne pointe. « Je ne troquerais jamais ma vie d’athlète handisport contre la vie d’une personne valide. Bien sûr, il a fallu que j’en fasse le deuil, mais aujourd’hui, je suis pleinement épanouie. » Née en 1974 à Perpignan, Cécile a toujours été passionnée par le sport, mais aussi par les médias et la communication. Des passions qu’elle a voulu concilier dans son activité professionnelle.

Après un passage en tant que professeur de français à Barcelone, elle rentre en France et crée une entreprise dans l’événementiel sportif « L’enseignement me passionnait, mais le sport me manquait trop ! ». Et puis tout s’écroule. Le 21 octobre 2002, Cécile se réveille avec les jambes complètement paralysées. Le diagnostic tombe : sclérose en plaques. Mais Cécile se bat, s’attachant à démentir des pronostics qui ne donnaient pas cher de sa peau. Elle mène cette vie avec le handicap avec une énergie décuplée.

Cécile est une compétitrice née. Cécile a du culot. Dans la foulée de la loi de 2005 sur le handicap, elle écrit un mail au Président du Groupe Lagardère pour lui demander du travail. L’audace paie : elle devient chroniqueuse radio aux côtés de Laurent Cabrol, à une heure de grande écoute. Mais cela ne lui suffit pas : elle devient ensuite journaliste au Figaro. Elle couvre les Jeux paralympiques de Londres en 2012.


Malakoff Médéric, la belle histoire

« Je ne me voyais pas travailler dans une autre entreprise que Malakoff Médéric. Les valeurs de ce groupe me parlent » confie Cécile. La rencontre a eu lieu en janvier 2012 alors qu’elle intervenait sur le handisport en France lors de l’Agora du sport. Christine Laroulandie, directrice de la communication et Valérie Chatelin, responsable du sponsoring, étaient dans la salle. L’année d’après, Cécile remontait pour la première fois sur un snowboard, un sport qu’elle pratiquait à haut niveau avant sa maladie. Puis tout s’est enchaîné : trois semaines après, en décembre 2013, Cécile reprend l’entraînement. En janvier 2014, elle termine 4ème d’une épreuve de la Coupe du monde. En février, elle est sélectionnée pour les Jeux de Sotchi et en mars, elle remporte une médaille paralympique, l’argent. Sans jamais perdre le lien avec Malakoff Médéric, dont elle a porté les couleurs à Sotchi. « Quand je pars en compétition, c’est comme si j’emmenais tous les salariés avec moi ! »

En plus d’être une athlète du Team MM, Cécile est devenue, depuis septembre 2014, une salariée de l’entreprise. En tant qu’athlète de haut niveau, elle bénéficie de conditions de travail aménagées grâce à la signature d’une convention d'insertion professionnelle signée par le ministère des sports et Malakoff Médéric. « En me soutenant, Malakoff Médéric me donne l’opportunité de concilier, en toute sérénité, une vie d’athlète et une vie professionnelle. J’aime mon travail, j’en suis fière et j’en ai besoin, ne serait-ce que pour sortir de la bulle du sport de haut niveau. »

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Dans l’intimité d’une championne

Quand nous la rencontrons, Cécile a la rage. Elle s’est fait battre d’un cheveu lors d’une épreuve de la coupe du monde à La Molina, en Espagne. A ceux qui la félicitent pour cette deuxième place en border cross, obtenue alors qu’elle était diminuée par un virus et dans des conditions météorologiques dantesques, Cécile réagit avec l’orgueil de la compétitrice et son caractère bien trempé : « Pas d’excuse. La neige est la même pour tout le monde ». Une déception qu’elle effaça deux jours plus tard en devenant championne du monde de banked slalom.

Décidément, l’argent ne fait pas son bonheur. « Après la deuxième place de Sotchi, mon objectif est de conquérir l’or olympique en 2018. » Toute sa vie se focalise désormais sur cet objectif. Une vie de sacrifices, où tout est calculé, millimétré : le matériel à bichonner, une hygiène de vie très stricte, de longs déplacements à la recherche de la neige et de conditions d’entraînement optimales, et surtout, l’éloignement de sa fille de 7 ans. « Je n’ai pas été là quand elle a perdu sa première dent. Ni à sa deuxième. Mon handicap l’a fait grandir très vite. Elle a tout fait très tôt. Quel que soit mon destin sportif, c’est elle, ma plus belle victoire. »

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Une femme de convictions

Marraine de plusieurs associations, fondatrice de l’académie du snowboard, Cécile est une hyperactive et une femme engagée. A chaque fois qu’elle en a l’occasion, elle prend la parole pour faire évoluer les mentalités. « Si je parviens à convaincre dix personnes de l’assistance devant laquelle j’interviens, c’est gagné ! Je veux montrer que l’on peut « capitaliser » sur le handicap, en faire une force. Contrairement à ce que les gens pensent, ce n’est pas quelque chose qui t’empêche viscéralement de vivre. Il te donne simplement des limites. » Des limites qu’elle dépasse tous les jours. Une championne on vous dit.