Espace RH
Marion 28 ans Conseillère commerciale entreprise
De plus en plus de conseil, et un conseil de plus en plus expert : c’est peut être la caractéristique dominante de mon activité aujourd’hui. Même si la finalité dernière du commercial reste évidemment l’acte de vente. Mais je vois au moins trois raisons à la place prise par ce rôle de conseil.
1. La nature de ma clientèle d’abord. J’assure le suivi et le développement d’un portefeuille d’entreprises de plus de 50 salariés dans le périmètre de ma région. Pour assurer l’adéquation de leurs contrats existants, puis l’optimisation de leur dispositif de protection sociale grâce un équipement complémentaire en santé, en prévoyance ou en épargne, je deviens un conseiller en rémunération globale. Donc une interlocutrice pour le DRH, les représentants du personnel, le CE etc dans la définition de leur politique de protection sociale.
2. L’évolution de l’environnement : à cause de la pression concurrentielle et la complexité du cadre législatif et réglementaire, la qualité du conseil est ce qui fait la différence. J’ai dans mes missions de développer mon portefeuille avec des entreprises en création ou de moins de 50 salariés : leur adhésion ne se décide pas seulement parce que mes produits sont bien tarifés, voire innovants. Elles demandent en plus un accompagnement, une appréciation de leur situation fiscale et sociale, des projection sur l’avenir.
3. L’effet de réseau. Si je suis autonome dans mon organisation, la réussite de mon activité passe de plus en plus par les liens que je suis à même de tisser avec le réseau des acteurs économiques de la région : jeune chambre économique, CGPME, experts-comptables partenaires, etc… Animer un réseau c’est créer une dynamique de conseil, celui qu’on trouve et celui qu’on donne.
Pour un commercial qui aime le contact avec le client, dont la satisfaction principale est la plus-value qu’il lui a apportée, le monde de la protection sociale a sans doute peu d’équivalent.
