
Avant des examens médicaux importants, beaucoup s’inquiètent. Voici des conseils pour les aborder plus sereinement.
Le premier à pouvoir donner une explication est le médecin qui prescrit l’examen. Ensuite, le professionnel exécutant peut compléter si vous n’avez pas tout compris. N’écoutez pas les histoires autour de vous : votre cas n’est semblable à aucun autre ; évitez de glaner des informations sur Internet. "Posez vos questions aux soignants et renseignez-vous sur la marche à suivre pour les alerter en cas de trop forte angoisse", indique le Dr Sarah Dauchy, chef du service de psycho oncologie à l’Institut Gustave-Roussy (Val-de-Marne).
Avant l’examen, même à jeun, vous pouvez prendre, la veille et/ou le matin, un léger tranquillisant prescrit par votre médecin traitant. Sinon vous avez le choix entre plusieurs médecines douces : homéopathie, Fleurs de Bach, élixirs floraux…
Annie Guibert, auteur de Fleurs de Bach, fleur de soi, est pharmacienne homéopathe. "Contre l’angoisse, le Gelsemium, en homéopathie, peut apaiser", indique-t-elle. Du côté des Fleurs de Bach, la solution la plus courante est le Rescue : "Quatre gouttes à prendre dès que l’on commence à être stressé avant et pendant l’examen." Sur le long terme, des techniques de relaxation (sophrologie, yoga…) peuvent vous détendre.
Quand ils s’occupent de vous, les professionnels sont concentrés sur leur travail, c’est pourquoi ils ont parfois un visage fermé. Cela ne signifie pas qu’ils ont décelé quelque chose de grave ou qu’ils sont revêches !
Si vous êtes angoissés, dites-le, ils pourront adapter leur attitude.Si après plusieurs expériences, vous êtes confrontés à des personnes antipathiques, prenez la liberté d’aller voir ailleurs.
Être stressé à l’idée d’avoir une maladie grave ne doit pas empêcher d’aller à un examen. Faites-vous accompagner et envoyez un proche chercher les résultats si vous n’en avez pas la force.
Dans certains services, lorsque vous n’avez rien, le personnel donne le résultat immédiatement pour rassurer.
Une endoscopie consiste à explorer des organes creux — estomac, vessie, côlon — par un tube muni d’une caméra. La douleur ressentie dépend de facteurs individuels : sensibilité, histoire personnelle, niveau d’anxiété…
Dans tous les cas, savoir comment les choses se passent permet de se détendre et de dédramatiser. Si vous avez eu mal lors d’un examen précédent, dites-le à votre médecin prescripteur afin qu’il vous oriente vers un service pratiquant l’anesthésie générale.
"La première chose à faire, c’est de montrer l’installation aux patients » raconte le Dr Bernard Huber. "Aujourd’hui, un tunnel de scanner est très peu profond. Les patients se rendent vite compte qu’ils n’auront pas la tête dedans et cela rassure la plupart d’entre eux."
Demandez à voir les lieux et préparez la liste des questions à poser aux manipulateurs. En cas de panique, une sonnette placée à portée de main vous permet d’interrompre l’examen.
Certains réagissent à l’angoisse par un malaise vagal (faiblesse soudaine, nausée, perte de connaissance). "On ne peut pas l’éviter", rappelle Isabelle Gravy-Tonnelier, infirmière libérale en Seine-et-Marne. "La seule chose à faire est d’allonger la personne la tête dans l’alignement du corps pour favoriser la circulation sanguine." Prévoyez un morceau de sucre avec de l’alcool de menthe pour reprendre des forces.
Après la prise de sang, relevez-vous lentement. Avoir quelqu’un près de soi peut rassurer. Contre la douleur, il existe aujourd’hui la pommade Emla, aussi en patch, à appliquer une heure avant la piqûre.
Article signé Anne-Claire OrdasCrédits photos: Tek Image/SPL/Gettyimages