
À la naissance, le nourrisson est fragile ! Mais malgré toute la vigilance requise, vous pouvez être confrontés à un accident domestique. Dans tous les cas, ne paniquez pas et sachez réagir au mieux grâce aux indispensables notions de premiers secours.
L'alerte permet l'arrivée rapide des moyens de secours adaptés sur les lieux de l'accident. Le faire correctement et rapidement est un geste capital..
le 15 : le SAMU, en charge des urgences médicales
le 18 : les pompiers, qui assurent les premiers secours (incendies, accidents la route, etc.)
le 112 : le numéro d'urgence européen pour obtenir le centre de secours le plus proche du lieu d'appel (depuis les téléphones fixes ou mobiles)
le 0 825 812 822 : centre antipoison, 24H/24
le 3624 : SOS Médecin
Il est indispensable de fournir certains éléments aux urgences. Vous devez donc renseigner de façon claire et précise les secouristes sur :
votre numéro de téléphone ou celui de la borne d'appel
l'emplacement précis de l'accident (ville, rue, numéro, code d'entrée)
la nature de l'accident et des risques éventuels persistants
l'âge de votre enfant
l'état apparent de votre enfant
les premiers gestes déjà effectués sur l'enfant
Si votre bébé s’étouffe, ne respire plus, ayez le réflexe de :
s’asseoir et coucher l’enfant sur le ventre à califourchon sur votre avant-bras plié à l'horizontal
lui donner cinq tapes du plat de la main dans son dos, entre les deux omoplates
Ce geste permet à l'enfant de tousser et de rejeter l'objet. Si cette technique est inefficace, vous pouvez essayer de :
repérer la ligne imaginaire sur son thorax, entre les deux mamelons. Placer les deux doigts d'une main au milieu de la poitrine, une largeur de doigt au dessus de la ligne imaginaire
pratiquer cinq compressions de la poitrine en maintenant l'enfant couché sur le dos avec sa tête posée sur votre avant-bras
en général bébé se met alors à pleurer : le rassurer et l’emmener aux urgences les plus proches de votre domicile
Conseil : n'essayez jamais de retirer le corps étranger de la bouche au risque de l'enfoncer encore plus profondément.
Lorsque votre enfant est inconscient, qu'il ne respire plus à cause d'un traumatisme, d'un étouffement, d'un malaise ou autre, le premier réflexe est de l’allonger sur le sol, ne surtout pas le secouer mais le stimuler en lui parlant, en tapant dans vos mains.
Si votre bébé ne réagit toujours pas, la pratique du bouche à bouche est la plus adaptée. Elle consiste à lui insuffler de l'air dans les poumons par la bouche.
Basculer prudemment sa tête en arrière dans l'axe de son corps, une de vos mains sur son front et deux doigts sous son menton.
élever le menton vers le haut pour libérer le passage de l'air. À ce moment, observer si l’enfant respire, si son ventre se soulève
si ce n’est pas le cas, mettre votre bouche sur son nez et sa bouche et souffler dans les deux orifices en même temps
insuffler progressivement pour que la poitrine de l'enfant se soulève, puis reprendre votre souffle tout en vérifiant que la poitrine de l'enfant s'affaisse
effectuer entre 25 à 30 insufflations par minute (soit une insufflation toutes les deux secondes), jusqu'à l'arrivée des secours et contrôler régulièrement son pouls
Bien souvent les chutes du jeune enfant sont bénignes (bleus, bosses...) mais certaines peuvent provoquer un traumatisme crânien. La gravité de la chute dépend de la hauteur, de l'âge de l’enfant et du revêtement du sol.
Pensez à bien sécuriser votre maison (bloque fenêtre...) et ne jamais laisser votre enfant sans surveillance, bien l'attacher dans la poussette, la chaise haute, bien le maintenir sur la table à langer sans vous éloigner.
si votre enfant va bien mais qu'il présente une bosse et afin de l'aider à se résorber, appliquer un gant contenant des glaçons pendant 10m. Vous pouvez aussi appliquer une crème à l'arnica
si votre enfant perd connaissance, même un court instant, vomit, ne tient plus sur ses jambes ou s’il est somnolent : Appeler immédiatement les secours et/ou pratiquer les gestes mentionnés au point précédent
Contacter également les secours en cas de :
hémorragie grave
vomissements sanguinolents ou présence de sang dans les urines
convulsions, maux de tête violents ou troubles de l’élocution
blessures à la tête, au cou ou au dos
possibilité de fractures
La fièvre se caractérise par une élévation de la température du corps. C’est une réaction normale de défense de l’organisme contre une agression interne (par exemple une infection). Elle se traduit par des maux de tête, des douleurs, de la fatigue, etc.
prendre sa température avec un thermomètre. Si elle dépasse 38°C, découvrir l'enfant, en veillant à ce que la pièce ne soit pas chauffée au-delà de 19,5°C. Lui donner fréquemment à boire
reprendre sa température toutes les deux heures pour surveiller l'évolution de la fièvre, et la traiter avec un médicament qui vous aura été prescrit par le médecin (paracétamol: 15 mg/kg toutes les 6 heures par voie orale ou rectale, ou ibuprofène: 7 à 10 mg/ Kg toutes les 6 à 8 heures par voie orale)
Conseil : ne donnez aucun autre traitement sans avis médical. Consultez votre médecin/pédiatre si la fièvre n'a pas baissé au bout de 24 heures ou si d'autres symptômes l’accompagnent (pleurs incessants ou apathie, irruption, etc.)
Bien qu'elles soient impressionnantes, ces convulsions exclusivement provoquées par la fièvre restent bénignes dans la plupart des cas. Cependant, le nourrisson doit impérativement être ausculté par un médecin/pédiatre ou être amené aux urgences.
Ces crises de convulsion se déroulent en plusieurs phases : tout d'abord une phase de rigidité corporelle suivie de contractures. L'enfant passe ensuite par une phase de relâchement avec une période d'inconscience dont la durée est variable.
protéger le nourrisson en utilisant coussins, serviettes, draps pour qu'il ne se heurte pas aux objets qui l'entourent
lors de la phase de relâchement, basculer sa tête en arrière puis le positionner en position latérale de sécurité (sur le côté, tête en arrière, bouche ouverte et dirigée vers le sol). Ainsi sa langue ne peut plus tomber dans sa gorge et des vomissements éventuels ne risqueront pas de l’étouffe
prendre ensuite sa température
Les dangers domestiques sont bien connus, un simple moment d'inattention et un drame peut arriver : casserole renversée, bain trop chaud, etc.
Si la cloque a une surface inférieure à celle de la moitié de la paume de la main ou que la brûlure est peu étendue, il s’agit d’une brûlure simple. Mettre la main sous l'eau froide et surveiller ensuite la brûlure.
refroidir immédiatement la zone touchée avec de l'eau froide pendant au moins 5 minutes ou jusqu'à disparition de la douleur
retirer les vêtements en contact avec la brûlure (sauf s’ils restent collés à la peau)
protéger la brûlure avec un pansement, une gaze et/ou de la Biafine
si des cloques apparaissent et que la brûlure reste douloureuse, consulter un médecin/pédiatre
allonger le nourrisson du côté non brûlé, en position demi assise pour l'aider à respirer
alerter immédiatement les secours
protéger la brûlure avec un pansement, une gaze et/ou de la Biafine
si la crise perdure, appeler le SAMU (composer le 15)
Le spasme du sanglot se traduit par une pâleur ou un bleuissement extrême du visage, des mouvements anormaux chez le bébé et des apnées qui peuvent durer quelques minutes, provoquant des pleurs incessants. Il s'agit d'une manifestation de peur, de colère, de rage ou de douleur qui se manifeste chez l'enfant.
conserver une attitude calme
tamponner le front et le visage de votre enfant avec de l'eau
essayer de le calmer par toutes sortes de gestes tendres mais sans céder à ses envies
consulter un médecin/pédiatre
Généralement ce genre de crise s'estompe vers l'âge de 5 ou 6 ans.
Chaque année en France, près de 500 000 enfants de 0 à 2 ans (soit 1 nourrisson sur 3), sont touchés par cette infection. Elle débute généralement par un simple rhume et une toux, qui se transforment en gêne respiratoire souvent accompagnée de difficultés à s'alimenter.
lui désencombrer le nez avec du sérum physiologique et lui donner régulièrement à boire
éviter de l'exposer à la fumée de cigarette
Si des signes manifestes de bronchiolites apparaissent (gêne respiratoire et/ou difficultés à s'alimenter) :
consulter immédiatement un médecin/pédiatre
suivre le traitement du médecin (généralement des séances de kinésithérapie respiratoire pour désencombrer les bronches)